Ca y est les cours ont repris et tout le travail qui va avec. Bon, je ne vais pas me plaindre, ne vous inquiétez pas (quoique...) ! Je suis on ne peut plus ravie d'avoir un poste pour cette année et de retrouver un rythme qui ressemble à quelque chose.

Quand j'ai su que je ne serais bientôt plus une petite Hirudino socialis (def. insignifiante sangsue sociale parasitant le système en se nourrissant du produit du travail de ses congénères, plus connue sous le nom de chômeur ou chômeuse... Notez l'ironie...) et que j'allais rejoindre le monde des travailleurs fiers et productifs, j'ai fait la promesse à Mr Pomme que je ne l'abandonnerais plus jamais le soir pour celui qui était devenu mon amant comme mon pire  ennemi : mon ordi (et oui quand on travaille à la maison, on travaille n'importe quand et surtout jamais quand il faut !) ! Une année de fréquentes désertions de nos précieux moments de bullage total à deux devant un bon film au creux du canap' avait eu pour conséquence de le laisser aux prises d'un terrible démon, le plongeant dans une angoisse des plus effroyables et un état quasi catatonique, alternant avec des phases  d'excitation hystérique, proche de la démence paranoïaque (ils sont tous contre moi !). Je ne pouvais pas sciemment assister à son aliénation, le négliger et le regarder passivement se soumettre et céder aux caprices d'un monstre insatiable et chronophage, un succube malfaisant et tentateur qui attire tout autant qu'il répugne, ses charmes étant à la hauteur de ses abominations...

Vous l'aurez peut-être compris, celui-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom ici sévit dans de nombreux foyers, aservit, subjuge et contraint nombre de nos hommes (c'est qu'ils n'ont pas la volonté et la force psychique que nous avons nous autres, les femmes...) en ce bas monde... Je parle bien sûr de l'inommable PS3, cet ange déchu...

Mais cette promesse n'a pas été tenue bien longtemps, la dure réalité me rappelant mes obligations. Trois jours après la reprise, je l'abandonnais déjà pour une longue et éprouvante soirée de travail... Plus de 4 heures à se torturer les neurones, à malmener nos cellules grises, à se cabosser le cerveau, à lessiver notre esprit, à essorer nos méninges, à se triturer la cervelle, à asécher notre esprit, à épuiser notre intelligence, à saturer notre encéphale (et je vous jure que je peux continuer comme ça longtemps encore !) dans des conditions de travail déplorables et esclavagisantes avec à peine de quoi manger et boire... Je vous jure, à peine... Juste quelques charcutailles, je ne sais quels fromages et vins et d'insignifiantes petites choses sucrées... Vous voyez quoi... Des circonstances terribles, j'vous dis ! A s'étonner que notre numéro spécial du Bref (le journal interne de notre labo, l'objet et le délit de cette rude soirée) ait réussi à prendre forme... Et vous imaginez bien que ce n'est pas avec ce que j'ai moi-même apporté que j'ai pu égayer cette triste soirée. C'est pas comme si ces petits bidules était un hymne à la simplicité gourmande, ben non, hein Khala, c'est vraiment pas comme si... ^-^ Et pendant ce temps, Mr Pomme... et ben, il sombrait un peu plus... Dur dur la vie !

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Pour un moule de 20x20 (et un bon paquet de carrés... Désolée, mais là, j'ai vraiment pas eu le temps d'estimer le nombre de part, mais en tous cas, à 10, on en a bien tous profité) :

  • 190 g de farine
  • 140 g de petis flocons d'avoine
  • 240 g  de sucre
  • 0,5 cuillère à café de bicarbonate de soude
  • 1 pincée de sel
  • un peu de 5 épices
  • 180 g de beurre mou
  • 300 g de fruits rouges

On commence par préchauffer le four à 180°.

On mélange dans un grand saladier l'ensemble des ingrédients secs, c'est-à-dire la farine, les flocons d'avoine, le sucre, le sel, le 5 épices et le bicarbonate de soude.

On coupe le beurre en morceaux et on l'incorpore dans le mélange précédent, en procédant avec les doigts à la manière d'un crumble.

Dans un cercle carré (ben je sais pas comment dire autrement, un carré à pâtisserie sans fond quoi !) ou dans un moule, on verse la moitié de la préparation et on tasse bien avec une cuillère. On place les fruits dessus, puis on dispose le reste de la préparation.

On place au four pour 50 minutes ou jusqu'à ce que le dessus colore.

On laisse refroidir sur une plaque avant de démouler, puis on coupe en carrés (c'est quand même plus facile quand il est bien froid. Le soir-même, c'était un carnage, mais le lendemain j'ai pu faire de jolis carrés bien nets).

C'est délicieux chaud, tiède ou froid... De quoi satisfaire tout le monde.  C'est fondant à l'intérieur et croustillant à l'extérieur et le contraste entre le sucré de la pâte à biscuit et l'acidulé des fruits est à tomber ! Si Khala se voit bien décliner la recette avec des framboises et de la pistache, moi, j'ai en tête une version qui ne devrait pas tarder à être testée... abricot/mirabelle... Je vous tiendrais au courant...

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A vous de jouer !

Source : Khala et compagnie